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Bio

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J’étais à nouveau propulsé « en haut de l’affiche ». Les journalistes, qui se posaient la question de savoir ce que j’avais bien pu faire pendant pratiquement une décennie d’absence, n’arrivaient pas à comprendre ma réponse : « J’ai fait du journalisme dans l’aviation » ! C’est comme si j’étais un « martien ». Pour la plupart, « un chanteur était fait pour chanter », et rien d’autre ! Quelle image dérisoire de ce milieu où personne ne pouvait imaginer qu’un chanteur puisse être intéressé par autre chose que de « chanter » ! Mais quelque part, ce passé de journaliste forçait l’admiration ou, du moins, la surprise dans le sens positif du terme ! Les télés s’enchaînèrent, les radios aussi, les journaux reparlaient de moi « dans tous les sens » et les galas affluèrent de partout. Mais Vline fut très attentive à ce que je ne me disperse pas de trop ! Il fallait faire un nouvel album et Julien y travaillait. Il fut enregistré en 1982 chez Bernard Estardy dans son antre des Alpes. La chanson phare fut « Ca donne envie d’aimer » qui devint un nouveau tube (et disque d’Or), quoique moins important que « Pour le plaisir ».

Fin 1982, je fus invité à participer au « Tokyo Music Festival » pour représenter ... l’Europe ! Nous étions très flattés de savoir que « Pour le plaisir » a pu tant impressionner les Japonais ! J’y retrouvais des Stars mondiales très connues (et moins connues, du moins en France), comme Joe Cocker (qui représentait les USA en duo avec une Américaine dont j’ai oublié le nom) et Lionel Ritchie. Tous deux furent classés 1er ex-equo et je remportais le « Silver Prize » (troisième prix) qui me fut remis par la seule Star française « vivante » au Japon : Sylvie Vartan.

Ce voyage fut important car il nous permit de découvrir un phénomène presque inconnu en France : les duos entre artistes ! Avec Vline et Julien, qui étaient du voyage, nous fîmes escale à Anchorage en Alaska à l’aller (comme au retour d’ailleurs) ! Là, deux heures de transit nous attendaient et, pour tuer le temps, nous visitâmes l’aéroport. Un juke-box nous attira, dans lequel nous constatâmes que sur une centaine de disques, 75% étaient des duos, la plupart totalement inconnus de nous ! Ce fut un choc. Pourquoi aux USA (et en Angleterre) et pas en France ! Nous décidâmes de nous lancer dans cette voie et, dans l’avion, nous dressâmes une liste de chanteuses avec qui je pourrais être amené à chanter. Parmi elles, nous notâmes Julie Pietri car elle représentait à la fois la femme dans toute sa splendeur (elle était très belle) et la chanteuse à voix idéale. L’association Julie Pietri / Herbert Léonard nous paraissait être le « top pour un duo de choc ».

Revenus à Paris, Vline prit contact avec Claude Carrère, producteur de Julie, pour le convaincre de l’affaire. Le hasard (encore et toujours) voulut que de leur côté, Claude et Julie avaient eu la même idée au même moment et avaient noté mon nom sur leur liste ! Rien ne pouvait plus empêcher le duo, mais quand Carrère voulut adapter une chanson américaine, Vline opposa son veto et lui fit savoir que « nous avions la chanson adéquate », ce qui était vrai car Julien nous avait fait entendre une mélodie parfaite pour cela. Ils l’écoutèrent, convinrent de son efficacité et Vline écrivit le texte « Amoureux fous ». La chanson fut non seulement un énorme tube, mais donna aussi naissance à une fabuleuse image de couple dont l’ambiguïté fit jaser tout le métier et la France entière. « Amoureux fous » fut couronné d’Or, une tournée triomphale s’en suivit à travers toute la France, mais l’expérience n’alla pas plus loin. Alors que la logique voulait que nous fassions un album entier ensemble, Julie manifesta sa désapprobation par l’intermédiaire de son manager. Elle ne voulait plus chanter ce genre de texte et désirait s’engager dans une voie plus militante pour les femmes ... ce qu’elle fit !

A cette époque, Julien avait composé une chanson fantastique, très teintée de blues : « Commencez sans moi ». Pour la réaliser, j’avais réussi à convaincre Vline de partir à Los Angeles, car je voulais travailler avec Bill Payne, pianiste du groupe « Little Feat », le groupe” » que j’admirais le plus à l’époque (et aujourd’hui encore). Tout se passa superbement bien avec les musiciens américains, sauf avec Bill Payne qui, manifestement, n’était pas très en forme. Du coup, nous réenregistrâmes la chanson chez Bernard Estardy à Paris. Mais au moment de sa sortie, Vladimir Cosma sollicita Vline pour qu’elle écrive un texte sur la mélodie générique orchestrale du feuilleton « Châteauvallon » et insista pour que je l’interprète. Le feuilleton était déjà en cours de diffusion, ce qui fit que la version chantée ne fut incluse au générique qu’à partir du seizième épique (sur 26). Ce fut un nouveau tube avec disque d’Or à la clé, mais « Commencez sans moi » passa à la trappe ! Elle reste pourtant très appréciée par tous les gens du métier (qui s’en souviennent) et par tous les musiciens (qui la connaissent).

Passage à vide et réussite au Québec

A force de composer, mais aussi d’avoir plein d’autres activités, comme celle d’animateur sur RTL, Julien finit par « se mordre la queue ». Les nouvelles chansons qu’il nous présentait ressemblaient à celles que nous avions déjà enregistrées et il était manifestement temps que nous fassions une pause. Pourtant, certaines d’entre-elles étaient intéressantes sans pour autant nous convaincre autant que les précédentes. Le Québec, que nous avions déjà exploré avec les premiers disques sans grands succès (en fait, ceux enregistrés dans les années 1960 y avaient aussi été éditées à l’époque), manifesta son intérêt pour une chanson appelée « Flagrant délit » qui, en France, était la face B du 45 tours qui avait suivi « Commencez sans moi » et dont la face A, « Mon cœur et ma maison », n’avait pas marchée malgré le fait que nous pensions tous que c’était une excellente chanson, que je l’avais chantée avec une conviction rare et que son orchestration était magnifique. « Flagrant délit » devint LE tube au Québec en 1986 au point que l’on m’attribua le prix de l’artiste le plus performant de l’année à l’« ADISC », l’équivalent des « Victoires de la Musique » en France. Il faut dire que j’y avais effectué deux tournées « monstres », que près de 200.000 albums y furent vendus (un record pour un « maudit Français ») et que la chanson obtint de multiples disques d’Or ! J’avais participé à tant et tant de télés et de radios, donné des dizaines d’interviews, que le métier québécois m’assimila comme un membre de leur « communauté » !

Bizarrement, Vline ne s’était pas rendu compte que le texte de « Flagrant délit » comportait une notion nouvelle dans le langage qu’elle avait écrit : celle du « près de la peau » comme elle se complut à le dire par la suite ! Julien et moi, nous n’avions pas non plus réagi à cette notion, d’autant que la chanson n’était en fin de compte qu’une face B pour nous. Mais son succès au Québec nous secoua. Nous avions trouvé de quelle façon réagir à l’apathie qui nous avait gagnée après l’échec de « Mon cœur et ma maison » ! Mais la solution ne vint pas uniquement de Julien. J’avais depuis longtemps en tête une mélodie que je n’osais pas présenter, mais dont j’avais fait une maquette. C’était une chanson très rythmée, avec quelques influences de R&B et de R&R, assez éloignée de ce que nous réalisions depuis 1980. Je l’avais fait entendre à Vline qui ne l’apprécia d’abord pas du tout. Je lui expliquais que j’aimerais qu’elle écrive un texte très « sexe » sur un homme qui n’en pouvait plus d’attendre que sa femme rentre, et que le la phrase titre du refrain devrait être « Quand tu m’aimes » (au sens physique du terme) ! J’insistais en essayant de lui faire comprendre que c’était la suite logique de « Flagrant délit », mais elle ne voulut rien entendre. Du coup, au cours d’une conversation plutôt orageuse au téléphone, je la menaçais de me démener pour trouver un interprète pour cette chanson, que je le produirais et que « j’en ferais un tube ». Deux jours plus tard, elle m’appela pour me dire qu’elle avait réfléchi et qu’en fin de compte, ma chanson et mon sujet « étaient dignes d’intérêt ». De plus, nous convînmes que tout l’album à suivre serait très axé sur le sexe, mais sans vulgarité.

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